Malaysie: du chaos organisé au mille et une épices!
Richard

Débuter notre aventure asiatique par la Malaisie : pas pire pantoute comme choix ! 

Imagine un pays où tu te sens en sécurité, où les cultures et les religions se côtoient sans chicane, et où tout le monde t’offre un grand sourire comme si t’étais de la famille. 

Sérieusement, ils ont compris le concept du vivre ensemble mieux que bien des politiciens chez nous !

Quartier Chinois à Malacca

Côté bouffe… mon doux ! C’est un feu d’artifice dans la bouche. Tu peux manger chinois au déjeuner, malais au dîner, thaï au souper, et finir avec un dessert japonais si le cœur (ou le ventre) t’en dit. Ils cuisinent tout ici, sauf peut-être la poutine… mais on sent qu’ils en seraient capables.

Côté circulation, disons que c’est du sport. On appelle ça du chaos organisé : personne ne semble suivre les règles, mais tout le monde sait où il va. Un peu comme sur l’autoroute 40 un lundi matin. Les piétons ? Pas rois. Les vélos ? Euh… invisibles. Les vrais boss ? Les autos et les scooters ! 

Traverser la rue devient une mission qui te fait apprécier la vie à chaque pas.

Night market à Kuala Lumpur

Pour te déplacer, mise sur les autobus, les trains ou Grab – le Uber local, version beaucoup moins chère. Sérieusement, à ce prix-là, on dirait presque que le chauffeur te fait une faveur. Et une fois rendu, marche un peu… ça aide à justifier le troisième repas de la journée.

Petit clin d’œil économique (merci la techno) :

Le coût de la vie, c’est le rêve pour nos portefeuilles de Québécois. Avec notre dollar, on se sent presque riche comme un ministre. 

En y allant mollo, tu peux bien te gâter sans avoir à vendre ton char au retour (le mien est déjà vendu lol!). 

Et bon à savoir : si t’as passé la cinquantaine (avec fierté), traîne ta carte d’identité – ici, les rabais pour « jeunes d’expérience » sont nombreux !

Croissance du PIB entre 4 et 4,8 % — pas besoin d’être économiste pour comprendre que ça va bien.

Coût de la vie : environ 39 % du nôtre. Autrement dit, ici, ta bière coûte le prix d’un café à Montréal.

Mallaca, mosque Masjid Selat Melaka

Taux de chômage : 3,5 % — bref, tout le monde travaille, même les scooters.

Conclusion:  

La Malaisie, c’est un pays où j’ai appris que le désordre peut avoir son propre charme et où la diversité devient une source de fierté rassurante. 

On s’en va le cœur plein de gratitude pour tous ces travailleurs, ces artisans du quotidien, qui rendent cette magie possible, du chauffeur d’autobus au marchand de marché, en passant par tous ceux qui œuvrent dans l’ombre pour que cette mosaïque d’expériences reste aussi vivante et authentique. 

On se dirige vers le Laos le ventre plein, l’esprit léger, et la tête pleine de souvenirs colorés. 

On se sent déjà privilégiés d’avoir vécu ça.

Tan Jetty (village de pêche sur pilotis) à Penang
Anne

Les surprises ont été nombreuses pour moi : le peuple malais n’appartient pas à un groupe ethnique homogène. Par exemple, à Penang, environ 60% des Malais sont d’ascendance chinoise, tandis qu’à Desaru, nous étions presque exclusivement entourés de Malais musulmans. C’est en grande partie pour cette raison que l’on mange si bien en Malaisie : chaque communauté ethnique contribue à une incroyable diversité culinaire. Nous avons savouré des repas délicieux, encore et encore !

Bouddha au temple Kek Lo Si, Penang

Chaque ville présente un important quartier hindou et chinois, chacun avec ses temples, ses restaurants et ses magasins. Ce qui est encore plus étonnant – et vraiment admirable – c’est que tout le monde célèbre les fêtes de toutes les communautés. Il existe une acceptation et un partage qui suscitent respect et admiration : on sait combien il n’est jamais simple pour des peuples différents de bien s’entendre et de cohabiter dans un même pays. Tantôt notre chauffeur Grab était d’origine hindoue, tantôt chinoise, tantôt malaise musulmane ; ainsi, les conversations et les points de vue étaient particulièrement variés.

Nous avons souvent eu l’occasion de discuter avec les Malaisiens ; ils semblent véritablement aimer échanger et apprendre à connaître l’autre. Je les ai trouvés chaleureux, dignes et souriants.

Traverséé en ferry de Singapour à Desaru, Malaisie

On peut calculer que notre dollar vaut environ trois ringgits, ce qui rend la vie peu coûteuse pour nous, touristes. Manger et se loger est facile, mais certains luxes restent plus chers : il faut prévoir un budget conséquent pour les cafés spécialisés ou l’alcool.

Certaines villes ont plus à offrir que d’autres, et il arrive que l’on fasse rapidement le tour d’une destination en deux jours à peine. Si je devais refaire ce voyage, j’irais à Desaru pour la tranquillité et le repos, à Malacca et à Penang pour la richesse culturelle et l’architecture historique, et à Kuala Lumpur pour son énergie et son rythme effréné.

Coucher du soleil à Port Dickson

Je suis pleine de gratitude pour ce pays qui nous a accueillis si chaleureusement et où nous nous sommes toujours sentis en sécurité. Merci, Malaisie, pour ta bienveillance et pour la beauté de tes sites remarquables !

Mur de pluie, ferry pour Penang
Posted in

Laisser un commentaire